Votre Gironde

Edition du 30/06/2015
 

CHATEAU DOYAC

Sommet

Château DOYAC

“Ma philosophie, précise Max de Pourtalès, est ne pas faire de vins trop boisés comme le monde entier sait le faire... mais, au contraire, d’obtenir des vins fins et élégants. Cela n’empêche pas d’avoir de la matière, mais il faut respecter l’équilibre et la fraîcheur, enfin tout ce qui caractérise les grands vins de Bordeaux...


À l’origine, je travaillais sur les marchés financiers en Allemagne, puis en France dans une banque privée, nous raconte Max de Pourtalès. Ma femme pensait épouser un banquier et trois mois après notre mariage, nous sommes venus vivre dans le bordelais. La banque allemande pour laquelle je travaillais fermait son agence à Paris, le mari de ma mère m’a proposé de venir travailler avec lui à Bordeaux. Dans la famille, nous avons toujours eu des caves et de belles bouteilles, je suis un vrai passionné, et n’ai pas hésité à 30 ans à quitter Paris pour apprendre le métier du vin et vivre à la campagne. J’ai donc fait mes premières armes au Château de Malleret où j’ai appris le métier, repris des études de viticulture pour parfaire ma formation. Nous avons acheté la propriété en 1992 car Château Doyac avait un très joli terroir argilo-calcaire, et c’est ce qui m’a plu d’emblée. Le vignoble compte 34 ha plantés (80% Merlot et 20% Cabernet-Sauvignon). Sur ce type de sol, le Merlot convient très bien. J’adore les vins de la Rive droite donc j’ai plutôt envie de faire un vin chaleureux plutôt qu’un Médoc trop fermé. Cela correspond à mon goût ! Je privilégie le fruit, la fraîcheur, un vin facile à boire assez jeune sans avoir à attendre 10 ans avant de l’apprécier. Nous avons entrepris de rénover les vignes et les bâtiments en construisant des chais parfaitement adaptés et suffisaient spacieux pour travailler dans les meilleures conditions. Nous avons des cuves inox thermorégulées, vinifions avec les conseils de Éric Boissenot, un super œnologue, avec qui je partage la même compréhension du vin. Nous menons le vignoble en lutte raisonnée avec des engrais bio.?Mon épouse Astrid travaille avec moi. Elle faisait du théâtre à New-York, adore vivre à la campagne, et nous ne sommes qu’à une heure de Bordeaux et tout près de la mer. Pour la qualité de vie et m’adonner à mes autres passions, le surf et le polo, c’est parfait. Nous poursuivons toujours notre politique d’amélioration de la qualité sur nos 30 ha. Nous avons construit un nouveau chai de 400 m2 qui accueille 360 barriques, opérationnel pour accueillir le 2011. Nous renouvelons les barriques tous les 3 ans afin d’avoir 75% du vin élevé en barriques et peut-être arriver à 100% de bois neuf en fonction des millésimes. Nous sélectionnons des barriques en chêne français avec des tonneliers attitrés, privilégions la chauffe moyenne car je n’aime pas trop les arômes torréfiés et toastés dans les vins, cela les dénature, j’essaye de préserver le fruit, le bois ne doit être qu’un agent révélateur d’arômes. Avec Éric Boissenot, nous sommes sur la même longueur d’onde, œuvrons de concert, pour la qualité. Nous sommes très attachés à tout ce qui caractérise les vins de Bordeaux par rapport au monde entier. Mon terroir donne une typicité que l’on ne retrouve que dans le Médoc et c’est ce qui en fait le charme : ces sols calcaires et un encépagement bien adapté, 70% Merlot et 30% Cabernets, donnent des vins très concentrés et assez souples, très charmeurs, aux arômes de fruits persistants. Le 2010 est sans doute le millésime que j’ai le mieux réussi depuis le début de mon installation. Aussi bien en concentration, qu’en structure, en fraîcheur et en finesse. Le 2010, qui a bénéficié d’un élevage de 30% en barriques neuves, présente une couleur très foncée, encore plus soutenue que le 2009. La trame des tanins est très serrée. Nous avons battu des records d’IPT (indices de polyphénols totaux), de 85 pour des Merlots, ce qui est rare. La très belle vendange était homogène aussi bien pour le Merlot que le Cabernet-Sauvignon. Nous avons commencé les vendanges le 5 octobre pour les terminer le 20. Les rendements étaient plus faibles qu’en 2009. Les deux millésimes étant assez similaires, ce qui les différencie, c’est une plus grande acidité dans le 2010. Les rendements sont un peu plus faibles, les baies étaient petites donc nous avons obtenu un rapport peau-jus très faible. Nous avons récolté de tous petits raisins avec des peaux épaisses, nous n’avons fait aucune saignée en cuves, c’était parfait. Beaucoup de matière donne un vin volumineux en bouche, de très belle garde. Le 2010 est vraiment un vin extraordinaire, et le 2011, est dans la même lignée, ce qui est très encourageant. Notre terroir s’exprime de mieux en mieux chaque année. Depuis que nous avons repris en 1998, nous avons dû replanter en plus grande densité à l’hectare et nous choisissons les meilleurs porte-greffes. L’âge moyen du vignoble est de 18 ans et chaque année nous améliorons la qualité des vins grâce à cela. En 2011, nous avons attendu fin septembre pour vendanger à parfaite maturité et cela a été un élément clé. Nous avons réussi à maîtriser la vigueur de la plante, grâce à un travail en amont. Les raisins étaient d’un état sanitaire parfait, bien mûrs. Le 2011 est l’année du Cabernet-Sauvignon, les raisins magnifiques apportent de la structure au vin qui a une belle couleur, et se rapproche du 2010, mais avec un degré d’alcool moins important. En 2010, nous étions à 14,5°, en 2011 nous obtenons 13,5°, ce qui est plus équilibré et classique pour un vin du Médoc. Le 2011 est un millésime idéal en restauration, agréable à déguster dans sa jeunesse, avant le 2010. Pour moi, l’élevage représente 50% de la réussite du vin. Nous prenons les meilleures cuves pour élaborer Château Doyac élevé 12 mois en barriques. Esprit de Doyac, le deuxième vin est très charmeur avec 100% de Merlot. Il est élevé en cuves, un peu moins structuré, plus gourmand, plus rapide à boire, d’un excellent rapport qualité-prix. Je poursuis ma démarche qualitative. Nous avons fait énormément de travaux au niveau de la vigne et récoltons les fruits de nos efforts, le vin devient meilleur millésime après millésime, c’est un challenge particulièrement gratifiant pour nous.”

   

CHATEAU DOYAC

Max et Astrid de Pourtalès

33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
Téléphone : 05 56 59 34 49
Télécopie : 05 56 59 74 82
Email : chateau.doyac@wanadoo.fr





> Le palmares des vins


CLASSEMENT SAINT-EMILION
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CHEVAL BLANC (Hors Classe)
TROTTEVIEILLE
HAUT-SARPE
LAROQUE
PIGANEAU
LA TOUR DU PIN FIGEAC
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
BÉLAIR
BALESTARD-LA-TONNELLE
CANTENAC
FONROQUE
MAUVINON
LA MARZELLE
CLOS DES MENUTS
CLOS TRIMOULET



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(Clos FOURTET*)
FRANC-LARTIGUE
GROS CAILLOU
GUILLEMIN-LA-GAFFELIÉRE
CLOS DES PRINCE
LA ROSE POURRET
VIEUX-POURRET
PETIT MANGOT
(GRAND-CORBIN-DESPAGNE)
DARIUS
VIEUX-RIVALLON
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
FRANC-POURRET
LA GRÂCE-DIEU LES MENUTS
TOUR GRAND FAURIE
CADET-BON*
CLOS DE SARPE
CLOS LABARDE
ORISSE DU CASSE
GRACE FONRAZADE
ROCHEBELLE
CROIX MEUNIER
ROCHER
ADAUGUSTA*
DE LA COUR
LE DESTRIER



TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CROIX DE BERTINAT
(GUADET)
(CROIX D'ARMENS*)
LA FLEUR PICON
GUEYROT
HAUT-ROCHER
TOUR SAINT-PIERRE
(GRAND CORBIN MANUEL)
BÉARD-LA-CHAPELLE
BEAURANG
(FONPLEGLADE)
LA GRACE-DIEU
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
PINDEFLEURS
(ROL VALENTIN)
BEAULIEU-CARDINAL*
LA GRAVE-FIGEAC
FRANC-GRACE-DIEU
LAUDES
HAUTES-GRAVES-D'ARTHUS*
LA GARELLE
MANGOT

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

> Nos coups de cœur de la semaine

Château HAUT-SAINT-CLAIR


Au sommet. Ces propriétaires sympathiques couvent leur petit vignoble de 6 ha planté sur croupes et plateau de structure argilo-calcaire. L’encépagement est marqué par de vieux Cabernets francs (Bouchets) de plus de 50 ans, 25%, et les Merlots noirs dont les âges s’étalent de 30 à 60 ans. La situation de ce vignoble accidenté donne des vins riches, puissants et aromatiques. La technique est apportée avec précision : effeuillage ponctuel, raisins triés avant et après égrappage, sélection des jus, mis en cuve sans foulage. La fermentation et la macération sont étalées sur un mois, la régulation des températures et les dégustations sont les outils utilisés pour l’obtention des cuvées. Après fermentation malolactique, les vins sont décantés et mis en barriques. Le tiers des fûts est renouvelé chaque année. L’élevage en bois s’échelonne sur 10-12 mois selon les millésimes. Les assemblages définitifs s’effectuent en cuve Inox avant la mise en bouteilles. “Je fais très attention à la sélection de mes barriques, dit Yannick Le Menn, car je pense que l’élevage est tout un art. Je déguste chacune séparément, ainsi je sais quel est le lot qui s’y épanouira le mieux. Je travaille avec trois tonneliers différents, les chênes viennent du centre de la France, le bois provenant de forêts domaniales est de bonne qualité, le travail de coupe et de repeuplement y est bien fait. Je préfère des barriques à chauffe moyenne, cela permet de ne pas dénaturer le vin mais au contraire de lui apporter une touche de complexité. On a pris du plaisir à travailler ce 2014, poursuit Yannick le Menn, septembre et octobre ont été extraordinaires, avec des températures très chaudes, il y a même des raisins qui avaient des coups de soleil ! Et du coup, malgré certaines craintes, on s’est finalement retrouvé avec un potentiel très intéressant. Nous avons obtenu une récolte très homogène, des raisins mûrs. J’ai aussi effectué des saignées pour obtenir encore plus de concentration, des macérations à chaud car j’ai l’intention de faire des cuvées spéciales. Un vin très travaillé sur le fruit, cela permet d’enrichir notre gamme en proposant une autre cuvée, un vin exceptionnel par notre travail sur le raisin accommodé d’un élevage en bois approprié. Nous avons donc élaboré cette cuvée avec notre fils aîné Nicolas qui est œnologue et qui travaille pour le groupe LWMH. Le 2014 méritait un tel traitement, c’est un vin très prometteur, sur le fruit, très charnu. Nous avons mis nos vins dans des fûts très peu chauffés afin qu’ils prennent plus de sucrosité que de notes toastées. Nos deux fils travaillent dans le milieu du vin, l’un a terminé ses études d’œnologie et travaille sur une thèse en Champagne chez Veuve Clicquot, et le second est à l’Inseec Bordeaux après un BTS production viticole. C’est très encourageant et stimulant de travailler avec des jeunes. Grâce à eux, nous travaillons de façon plus pointue, plus exacte dans le dosage d’azote, par exemple.” Vous aimerez comme nous ce Puisseguin-Saint-Émilion 2012, charnu, très savoureux, aux notes de groseille et d’humus caractéristiques, qui mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie. Le 2012, précise Yannick Le Menn, c’est “le miraculé”: il fallait être bon vigneron, et heureusement que la fin de l’été et l’automne ont été très beaux. Les vins sont riches, concentrés, nous avons fait des macérations à chaud pour obtenir de beaux tanins qui se fondent bien actuellement. Le vin évolue lentement, on revient au rythme traditionnel bordelais, ce qui est très prometteur. Le 2011 développe des notes épicées, au nez complexe où dominent les petits fruits mûrs (cassis, groseille), riche et souple à la fois, bien représentatif de ce très joli millésime. Remarquable 2010, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges caractéristiques (groseille, fraise), d’un bel équilibre, ample et riche, un vin charnu comme on les aime, de garde. Dans la lignée, le 2009, médaille d'Argent au Concours à Lyon, l’une des plus belles bouteilles de l’appellation dans ce millésime, un vin typé, parfumé (griotte), avec ses notes fumées et réglissées, des tanins mûrs et suaves, tout en charme. “Ce 2009 est un millésime médiatique, nous dit Yannick Le Menn, qui va faire beaucoup d'ombre aux années autour de lui ! Harmonieux, très équilibré, avec des arômes de fruits rouges, d'épices, gras, persistant en bouche comme le 2005 à son âge. Délicatement boisé, il demande pour le moment une gastronomie structurée.” Le 2008, de robe grenat, riche, au nez intense, est un vin complexe, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois. Le 2007 est très réussi, un vin équilibré et souple, avec des tanins fondus, très agréable avec ce nez de violette et de petits fruits rouges mûrs, qui associe distinction et richesse, ample et gras, et se goûte très bien. Structure et rondeur, caractérisent cet excellent 2006, tout en bouche, fin et gras, bien charnu, un vin très parfumé (violette, cerise noire) qui poursuit sa belle évolution. Beau 2005, où s’entremêlent harmonieusement les épices et le cassis, un vin où la souplesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits en finale, aux tanins riches, charpenté, qui poursuit sa belle évolution. Le 2004 est très classique, coloré et corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de groseille, d’humus et d’épices. Goûtez leur excellent second vin, la cuvée Moulin Saint-Clair, bien équilibré, très harmonieux, au bouquet concentré, d’une belle finale au palais.

Yannick et Andrea Le Menn

33570 Puisseguin
Téléphone :05 57 74 66 82
Télécopie :05 57 74 51 50
Email : chateau.haut.saint.clair@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/chateauhautsaintclair
Site personnel : www.hautsaintclair.fr

Château BERTHENON


Les routes du Château Berthenon et de la famille Planteur-Ponz se sont croisées pour la première fois en 1953. C'est à cette époque que Paul Planteur (le grand-père) a racheté ce domaine viticole qui était quasiment à l'abandon. Il a transmis rapidement la propriété à ses enfants et ce sont eux (Léa et Henri) qui ont remis le Château en état et l'ont fait prospérer. Le relais a été transmis à la troisième génération (Thérèse et Thierry) depuis 1999. Le domaine s'étend désormais sur 32 ha, composé de 80% de Merlot et de 20% de Cabernet-Sauvignon. “Dans le millésime 2013, nous explique Thérèse Ponz-Szymanski, la qualité n'étant pas suffisante pour supporter l'élevage en barriques, il n'y aura pas de cuvées Henry ou Chloé. En 2014, qualité et quantité sont présentes dans toutes les couleurs, une année parfaite. Ventes en 2015 : les moelleux 2012, les blancs secs et les rosés 2014, les crémants blancs et rosés 2014, les Crémants rosés et blancs 2012 et, à partir de mars, les Bordeaux rouges 2012.” Une bonne occasion de savourer ce Blaye Côtes de Bordeaux cuvée Chloé 2012, éraflage total de la vendange, fermentation malolactique en fûts, élevage sur lies fines en barriques neuves 18 mois, vraiment très réussi, de belle robe grenat, de très bonne base tannique, riche et plein, au nez dominé par le cassis mûr et le fumé. Le Blaye Côtes de Bordeaux cuvée Spéciale du Père Henri 2012, de couleur grenat, développe des nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices, charnu. Joli Blaye Bordeaux blanc Sauvignon, à la fois nerveux et rond, finement bouqueté. De bouche suave, le Bordeaux moelleux (pur Sauvignon gris), est marqué par la pêche très mûre, un joli vin ample et typé, de bouche franche comme ce Crémant de Bordeaux blanc, même cépage, frais et fin, aux bulles légères, de bouche vive où l’on retrouve l’amande fraîche et la pomme.

Thérèse Ponz Szymanski
3, Le Barrail
33390 Saint-Paul-de-Blaye
Téléphone :05 57 42 52 24
Télécopie :05 57 42 52 24
Email : info@chateauberthenon.com
Site personnel : www.chateauberthenon.com

Château TOUR GRAND FAURIE


La propriété appartient à la famille Feytit depuis 1949. Vendanges manuelles, élevage en barriques, 80% Merlot, 15% Cabernet franc, 5% Malbec... “L'âge du vignoble est de 48 ans, précise-t-on, dont une parcelle au secteur Grand Treuil, où nous avons encore des pieds de vignes centenaires, remplis de mousse, creux à l'intérieur, ils sont peu productifs, mais à la récolte, la qualité est toujours au sommet.” En 1999, Isabelle et Franck se sont associés en Scea pour continuer à exploiter la propriété familiale. Ils ouvrent également un magasin à Saint-Émilion afin de faire connaître leur vin, ceux de la famille, et aussi ceux des environs... Enfin, en 2000, au titre de jeunes agriculteurs, ils ont acquis 1 ha 20 en Saint-Émilion, au Bournaud à Saint-Christophe des Bardes et font bâtir un chai pour le stockage de leur vin. Ils adhèrent également aux Vignerons Indépendants de France. En 2009, ils ont commencé la rénovation de la maison de “Faurie”, dans le but d'améliorer l'accueil. Une réussite certaine avec leur Saint-Émilion GC 2012, classique, riche en couleur, qui sent bon les fruits mûrs à noyau et les sous-bois, un vin très bien équilibré, aux tanins soyeux. Excellent 2011, de belle robe grenat profond, au nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de bouche puissante, ample et fondue. Plus dense, naturellement, le 2010 est un vin de belle matière, dense et parfumé (cassis, sous-bois), avec des tanins mûrs mais présents, qui emplit bien la bouche.

Franck et Isabelle Feytit

33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 74 49 03 et 06 82 68 11 80
Email : feytit@wanadoo.fr
Site personnel : www.tourgrandfaurie.com

SCEA CHATEAU CAILLIVET


Le château Caillivet est situé à Mazères (Gironde), au sein de l'appellation Graves. Le vignoble entoure une bâtisse en pierres bordelaises âgée de 200 ans, au sommet d'une colline dominant la vallée de la Garonne. En 1997, la passion du vin a conduit Philippe Carrillo et son fils Antoine à créer sur les terres familiales, alors en friche, le vignoble du Château Caillivet. L'origine du nom du château provient du lieu-dit. La vigne mettant plusieurs années à produire, 4 ans après la plantation, les premières vendanges ont donné naissance au millésime 2001. En 2004, Antoine devient exploitant. C’est lui qui gère depuis lors tout le processus de la vigne au vin, et a reçu de nombreuses nominations dans les guides des vins pour la qualité de ses productions. Le château a été racheté en 2013 par Olivier Bourreau, un industriel de la région centre, passionné de vins des Graves, qui continue l'aventure et accompagne le développement du Château Caillivet avec Antoine Carrillo, dans le but de poursuivre le même objectif que par le passé et continuer à garantir une qualité remarquable aux cuvées du Château Caillivet. Aujourd'hui, c'est Célia Carrillo, qui s'occupe de la commercialisation des vins du domaine. Le vignoble fait l'objet d'un suivi permanent, pour obtenir un raisin de la meilleure qualité possible. C'est aussi pourquoi le travail manuel est toujours privilégié, afin de respecter l'objectif qualitatif. Nous élaborons nos vins en recherchant le meilleur équilibre (alcool, acidité, fruit, tanins), dans le respect du terroir. Les vins du Château Caillivet ont une trame reconnaissable et une qualité constante, bien que l’effet millésime nous laisse une part de surprise chaque année.


Lieu-dit Caillivet
33210 Mazères
Téléphone :+33(0)5 56 76 23 19
Email : chateaucaillivet@vinsdusiecle.com
Site : chateaucaillivet
Site personnel : www.chateaucaillivet.fr


> Nos dégustations de la semaine

Château TOUR SIEUJAN


On goûte ici cet excellent Pauillac 2010, de robe pourpre soutenu, dense et très parfumé (mûre, humus), avec des tanins ronds mais présents, un vin qui emplit bien la bouche, d'une finale intense, de très bonne évolution. Pas de raison de s'en priver cette année.
Vignobles Lopez
11, route de Pauillac
33112 Saint-Laurent-Médoc
Tél. : 05 56 59 46 03 et 06 80 85 75 01
Fax : 05 56 59 41 40
Email : tour-sieujean@orange.fr
www.chateau-tour-sieujean.fr

Voir son classement dans le Guide des Vins
Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins

Château DOYAC


“Toujours très bien classé. “Ma philosophie, me raconte le sympathique Max de Pourtalès, est ne pas faire de vins trop boisés comme le monde entier sait le faire... mais, au contraire, d’obtenir des vins fins et élégants. Cela n’empêche pas d’avoir de la matière, mais il faut respecter l’équilibre et la fraîcheur, enfin tout ce qui caractérise les grands vins de Bordeaux...
Nous poursuivons toujours notre politique d’amélioration de la qualité sur nos 30 ha. Nous avons construit un nouveau chai de 400 m2 qui accueille 360 barriques. Nous renouvelons les barriques tous les 3 ans afin d’avoir 75% du vin élevé en barriques et peut-être arriver à 100% de bois neuf en fonction des millésimes. Nous sélectionnons des barriques en chêne français avec des tonneliers attitrés, privilégions la chauffe moyenne car je n’aime pas trop les arômes torréfiés et toastés dans les vins, cela les dénature, j’essaye de préserver le fruit, le bois ne doit être qu’un agent révélateur d’arômes. Avec Éric Boissenot, nous sommes sur la même longueur d’onde, œuvrons de concert, pour la qualité. Nous sommes très attachés à tout ce qui caractérise les vins de Bordeaux par rapport au monde entier. Mon terroir donne une typicité que l’on ne retrouve que dans le Médoc et c’est ce qui en fait le charme : ces sols calcaires et un encépagement bien adapté, 70% Merlot et 30% Cabernets, donnent des vins très concentrés et assez souples, aux arômes de fruits persistants.”
Il a raison et cela se ressent dans ce beau Haut-Médoc 2012, élevé en barriques durant 12 mois (dont 25% de bois neuf), ample, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, est très équilibré au nez comme en bouche, avec une finale persistante de prune et d’humus. Le 2011, de robe intense et vive, aux nuances de fumé et de prune mûre, de bouche équilibrée avec du fruit et une structure dense et soyeuse, est un vin complexe, très réussi. Remarquable 2010, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, aux tanins savoureux, un vin riche et solide, tout en bouche, typé, charpenté et harmonieux, vraiment prometteur. “Le 2010 est sans doute le millésime que j’ai le mieux réussi depuis le début de mon installation, poursuit Max de Pourtalès. Aussi bien en concentration, qu’en structure, en fraîcheur et en finesse. Il a bénéficié d’un élevage de 30% en barriques neuves, présente une couleur très foncée, encore plus soutenue que le 2009. La trame des tanins est très serrée. Nous avons battu des records de IPT (indices de polyphénols totaux), de 85 pour des Merlots, ce qui est rare. La très belle vendange était homogène aussi bien pour le Merlot que le Cabernet-Sauvignon. Nous avons commencé les vendanges le 5 octobre pour les terminer le 20. Les rendements étaient plus faibles qu’en 2009. Les deux millésimes étant assez similaires, ce qui les différencie, c’est une plus grande acidité dans le 2010. Les rendements sont un peu plus faibles, les baies étaient petites donc nous avons obtenu un rapport peau-jus très faible. Nous avons récolté de tous petits raisins avec des peaux épaisses, nous n’avons fait aucune saignée en cuves, c’était parfait. Beaucoup de matière donne un vin volumineux en bouche, de très belle garde.”
Remarquable 2009, associant couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, un vin aux tanins présents, de bouche ample avec cette saveur d’épices bien persistante.

Max et Astrid de Pourtalès

Château SAINT AHON


Propriété de Charles de Montesquieu au XVIIIe siècle, le Château Saint Ahon, est l’un des cinq derniers domaines viticoles de la commune de Blanquefort, établi sur 40 ha, dont 31 de vignes, l’ensemble situé à 25 minutes du centre de Bordeaux. En 2003, Nicolas et Françoise Chodron de Courcel choisissent de quitter Paris avec leurs enfants pour s’installer à Saint Ahon et redessiner un avenir à la propriété dans le contexte bien engagé de la crise viticole.
Bien convaincus que “seule une belle vigne peut donner un bon vin” les choix sont résolument tournés vers les savoir-faire actuels : gestion parcellaire du vignoble, drainage des parcelles, agriculture respectueuse de l’environnement limitant l’impact sur le milieu naturel, travail du sol, travaux en vert, mais aussi, thermorégulation, choix de barriques adaptées… Mais l’avenir de Saint Ahon passe également par l’œnotourisme ! Dès 2009, un gîte et une salle de réception accueillent mariages, séminaires professionnels, vacanciers et soirées musicales. À l’été 2011, le Château Saint Ahon ouvre définitivement ses portes à l’œnotourisme avec “La Petite Boutique de Saint Ahon”, une boutique de vins et d’épicerie fine, et “Les Jardins de Mirabel”, un parcours œno-ludique au coeur de la propriété. Ces deux activités viennent compléter et parfaire l’offre oenotouristique déjà existante. Fin 2013, le château compte deux nouveaux gîtes et une aire de stationnement de camping-car !
Le domaine est conduit en agriculture raisonnée depuis 2005 et se trouve encore aujourd’hui dans une phase de restructuration profonde et qualitative. En effet, les porte-greffes et cépages sont choisis en fonction des différentes typicités de sols. En 2011, la certification Haute Valeur Environnementale niveau 2 vient récompenser tous ces efforts en matière d’agriculture raisonnée.
Tout cela se retrouve dans ce Haut-Médoc Cru Bourgeois 2011, médaille d’Argent au concours de Paris, ample, tout en bouche, une réussite, aux arômes puissants de fruits noirs et de sous-bois. Remarquable 2010, médaille d’Or au concours général de Paris, beau vin de robe pourpre, bien volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, alliant finesse et structure, de garde. Le 2009, médaille de Bronze à Mâcon, de belle robe pourpre, aux tanins mûrs mais tout aussi riches, dominé par le cassis et la framboise, bien charnu comme il le faut, est un vin qui développe beaucoup de volume. Le 2008, médaille d’Or au concours des grands vins de France Mâcon 2011, charpenté, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins puissants, au nez complexe où dominent les fruits mûrs, le cuir et les sous-bois, mérite un peu de patience. Le 2007, médaille de Bronze à Mâcon 2010, bien charnu, de bouche ample et parfumée, tout en persistance d’arômes (fruits rouges mûrs, cannelle), tout en charme, est à apprécier sur une omelette aux truffes. Goûtez encore le Haut-Médoc Colbert Cannet 2011, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, aux tanins souples, très abordable.

Françoise et Nicolas De Courcel

> Les précédentes éditions

Edition du 23/06/2015
Edition du 16/06/2015
Edition du 09/06/2015
Edition du 02/06/2015
Edition du 26/05/2015
Edition du 19/05/2015
Edition du 12/05/2015
Edition du 05/05/2015
Edition du 28/04/2015
Edition du 21/04/2015
Edition du 14/04/2015
Edition du 07/04/2015
Edition du 31/03/2015
Edition du 24/03/2015
Edition du 17/03/2015
Edition du 10/03/2015
Edition du 03/03/2015
Edition du 24/02/2015
Edition du 20/02/2015
Edition du 01/10/2013
Edition du 24/09/2013
Edition du 17/09/2013
Edition du 10/09/2013
Edition du 03/09/2013
Edition du 27/08/2013
Edition du 20/08/2013
Edition du 13/08/2013
Edition du 06/08/2013
Edition du 30/07/2013
Edition du 23/07/2013
Edition du 16/07/2013
Edition du 09/07/2013
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Edition du 25/06/2013
Edition du 18/06/2013
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Edition du 28/05/2013
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Edition du 26/03/2013
Edition du 26/03/2013
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Edition du 05/02/2013
Edition du 29/01/2013
Edition du 22/01/2013
Edition du 15/01/2013
Edition du 08/01/2013
Edition du 01/01/2013
Edition du 25/12/2012
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Edition du 11/12/2012
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Edition du 28/08/2012
Edition du 21/08/2012
Edition du 14/08/2012

 



Château Les GRAVES


Château LAFON


Château Les GRAVES de LOIRAC


Château ORISSE du CASSE


Château de PIOTE


Château TROTTE VIEILLE


Château Le CAILLOU


Château FOURCAS-DUPRÉ


Château de COUDOT


Château FONTBONNE


Château BELLE GARDE


Domaine de GRANDMAISON


Château HENNEBELLE


Château LUCHEY-HALDE


Château PIGANEAU


Château PASCAUD


Château CERTAN de MAY de CERTAN


Château PONTAC GADET


Château des BROUSTERAS


Château LARRAT



DOMAINE PIERRE MAREY ET FILS


H. DARTIGALONGUE ET FILS


HENRY NATTER


DOMAINE ALARY


CHÂTEAU FILLON


CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE


CLOS TRIMOULET


DOMAINE COQUARD-LOISON-FLEUROT


CLOS SAINT-PIERRE


CHATEAU BECHEREAU


DOMAINE DE GRANDMAISON EARL


CHAMPAGNE BOULARD-BAUQUAIRE


DOMAINE COMTE PERALDI


CHATEAU DE BEAUREGARD



 

 

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