Votre Gironde

Edition du 22/09/2015
 

CHATEAU DOYAC

Sommet

Château DOYAC

“Ma philosophie, précise Max de Pourtalès, est ne pas faire de vins trop boisés comme le monde entier sait le faire... mais, au contraire, d’obtenir des vins fins et élégants. Cela n’empêche pas d’avoir de la matière, mais il faut respecter l’équilibre et la fraîcheur, enfin tout ce qui caractérise les grands vins de Bordeaux...


À l’origine, je travaillais sur les marchés financiers en Allemagne, puis en France dans une banque privée, nous raconte Max de Pourtalès. Ma femme pensait épouser un banquier et trois mois après notre mariage, nous sommes venus vivre dans le bordelais. La banque allemande pour laquelle je travaillais fermait son agence à Paris, le mari de ma mère m’a proposé de venir travailler avec lui à Bordeaux. Dans la famille, nous avons toujours eu des caves et de belles bouteilles, je suis un vrai passionné, et n’ai pas hésité à 30 ans à quitter Paris pour apprendre le métier du vin et vivre à la campagne. J’ai donc fait mes premières armes au Château de Malleret où j’ai appris le métier, repris des études de viticulture pour parfaire ma formation. Nous avons acheté la propriété en 1992 car Château Doyac avait un très joli terroir argilo-calcaire, et c’est ce qui m’a plu d’emblée. Le vignoble compte 34 ha plantés (80% Merlot et 20% Cabernet-Sauvignon). Sur ce type de sol, le Merlot convient très bien. J’adore les vins de la Rive droite donc j’ai plutôt envie de faire un vin chaleureux plutôt qu’un Médoc trop fermé. Cela correspond à mon goût ! Je privilégie le fruit, la fraîcheur, un vin facile à boire assez jeune sans avoir à attendre 10 ans avant de l’apprécier. Nous avons entrepris de rénover les vignes et les bâtiments en construisant des chais parfaitement adaptés et suffisaient spacieux pour travailler dans les meilleures conditions. Nous avons des cuves inox thermorégulées, vinifions avec les conseils de Éric Boissenot, un super œnologue, avec qui je partage la même compréhension du vin. Nous menons le vignoble en lutte raisonnée avec des engrais bio.?Mon épouse Astrid travaille avec moi. Elle faisait du théâtre à New-York, adore vivre à la campagne, et nous ne sommes qu’à une heure de Bordeaux et tout près de la mer. Pour la qualité de vie et m’adonner à mes autres passions, le surf et le polo, c’est parfait. Nous poursuivons toujours notre politique d’amélioration de la qualité sur nos 30 ha. Nous avons construit un nouveau chai de 400 m2 qui accueille 360 barriques, opérationnel pour accueillir le 2011. Nous renouvelons les barriques tous les 3 ans afin d’avoir 75% du vin élevé en barriques et peut-être arriver à 100% de bois neuf en fonction des millésimes. Nous sélectionnons des barriques en chêne français avec des tonneliers attitrés, privilégions la chauffe moyenne car je n’aime pas trop les arômes torréfiés et toastés dans les vins, cela les dénature, j’essaye de préserver le fruit, le bois ne doit être qu’un agent révélateur d’arômes. Avec Éric Boissenot, nous sommes sur la même longueur d’onde, œuvrons de concert, pour la qualité. Nous sommes très attachés à tout ce qui caractérise les vins de Bordeaux par rapport au monde entier. Mon terroir donne une typicité que l’on ne retrouve que dans le Médoc et c’est ce qui en fait le charme : ces sols calcaires et un encépagement bien adapté, 70% Merlot et 30% Cabernets, donnent des vins très concentrés et assez souples, très charmeurs, aux arômes de fruits persistants. Le 2010 est sans doute le millésime que j’ai le mieux réussi depuis le début de mon installation. Aussi bien en concentration, qu’en structure, en fraîcheur et en finesse. Le 2010, qui a bénéficié d’un élevage de 30% en barriques neuves, présente une couleur très foncée, encore plus soutenue que le 2009. La trame des tanins est très serrée. Nous avons battu des records d’IPT (indices de polyphénols totaux), de 85 pour des Merlots, ce qui est rare. La très belle vendange était homogène aussi bien pour le Merlot que le Cabernet-Sauvignon. Nous avons commencé les vendanges le 5 octobre pour les terminer le 20. Les rendements étaient plus faibles qu’en 2009. Les deux millésimes étant assez similaires, ce qui les différencie, c’est une plus grande acidité dans le 2010. Les rendements sont un peu plus faibles, les baies étaient petites donc nous avons obtenu un rapport peau-jus très faible. Nous avons récolté de tous petits raisins avec des peaux épaisses, nous n’avons fait aucune saignée en cuves, c’était parfait. Beaucoup de matière donne un vin volumineux en bouche, de très belle garde. Le 2010 est vraiment un vin extraordinaire, et le 2011, est dans la même lignée, ce qui est très encourageant. Notre terroir s’exprime de mieux en mieux chaque année. Depuis que nous avons repris en 1998, nous avons dû replanter en plus grande densité à l’hectare et nous choisissons les meilleurs porte-greffes. L’âge moyen du vignoble est de 18 ans et chaque année nous améliorons la qualité des vins grâce à cela. En 2011, nous avons attendu fin septembre pour vendanger à parfaite maturité et cela a été un élément clé. Nous avons réussi à maîtriser la vigueur de la plante, grâce à un travail en amont. Les raisins étaient d’un état sanitaire parfait, bien mûrs. Le 2011 est l’année du Cabernet-Sauvignon, les raisins magnifiques apportent de la structure au vin qui a une belle couleur, et se rapproche du 2010, mais avec un degré d’alcool moins important. En 2010, nous étions à 14,5°, en 2011 nous obtenons 13,5°, ce qui est plus équilibré et classique pour un vin du Médoc. Le 2011 est un millésime idéal en restauration, agréable à déguster dans sa jeunesse, avant le 2010. Pour moi, l’élevage représente 50% de la réussite du vin. Nous prenons les meilleures cuves pour élaborer Château Doyac élevé 12 mois en barriques. Esprit de Doyac, le deuxième vin est très charmeur avec 100% de Merlot. Il est élevé en cuves, un peu moins structuré, plus gourmand, plus rapide à boire, d’un excellent rapport qualité-prix. Je poursuis ma démarche qualitative. Nous avons fait énormément de travaux au niveau de la vigne et récoltons les fruits de nos efforts, le vin devient meilleur millésime après millésime, c’est un challenge particulièrement gratifiant pour nous.”

   

CHATEAU DOYAC

Max et Astrid de Pourtalès

33180 Saint-Seurin-de-Cadourne
Téléphone : 05 56 59 34 49
Télécopie : 05 56 59 74 82
Email : chateau.doyac@wanadoo.fr





> Le palmares des vins


CLASSEMENT MEDOC
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
LATOUR (Hors Classe)
MOUTON-ROTHSCHILD
GRAND-PUY-LACOSTE
MONTROSE
CLERC-MILON
PICHON-COMTESSE
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
(LAFITE)
(MARGAUX)
BATAILLEY
LÉOVILLE-BARTON
LASCOMBES
CLAUZET
HAUT-MARBUZET



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(LYNCH-BAGES*)
MALESCOT-SAINT-EXUPERY*
(PONTET-CANET*)
BEAU SITE
(CALON-SÉGUR*)
FONBADET
LA GALIANE
HAUT-BATAILLEY
TRONQUOY-LALANDE
(GRAND-PUY DUCASSE)
ESTEAU
FONTESTEAU*
HOURTIN DUCASSE*
LE MEYNIEU*
LA PEYRE
AGASSAC
CAMBON LA PELOUSE*
DAVID*
RAUX
TEMPLE DE TOURTEYRON
BROUSTERAS
COUDOT
HENNEBELLE
LESTAGE-DARQUIER*
LOIRAC
LES MOINES*
MOULIN ROUGE
BOIS CARRÉ*
(FOURCAS-HOSTEN*)
GRAVES DE LOIRAC
CROIX
LAGNEAUX*
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
BEYCHEVELLE*
(BRANE-CANTENAC*)
LAFON-ROCHET*
(TALBOT*)
DESMIRAIL*
FOURCAS-DUPRÉ
MAUCAILLOU
BRIDANE
MAYNE LALANDE*
VILLEGEORGE
HOURBANON
LAMARQUE
PLANTIER ROSE*
PATACHE D'AUX
PETIT BOCQ
SAINT-AHON
TOUR-DU-ROC
DEVISE D'ARDILLEY*
LUSSAN
VITICULTEUR FORT MEDOC*
LE BOURDIEU*
DOYAC*
PANIGON*
POMYS*
REYNATS
SOULEY-SAINTE-CROIX
CARONNE-SAINTE-GEMME
ESCOT*
SENILHAC*
GRANINS-GRAND-POUJEAUX
LES MARCEAUX*

TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CHANTEMERLE*
DOMEYNE
LAMOTHE-CISSAC
TOUR SIEUJAN
TOUR MARCILLANET
SIORAC
LABADIE
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
CROIX du TRALE*
DONISSAN*
FAUGEROUX
LARRIVAUX
LE TEMPLE*
SIGOGNAC
SÉRILHAN

IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements


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 Les classements

> Nos coups de cœur de la semaine

Château des MOINES


Une exploitation familiale depuis plusieurs générations de 20 ha dont 1,30 ha en Bordeaux. Travail traditionnel (labour, enherbement), techniques modernes viticoles (pressoir pneumatique, thermorégulation, table de tri, vibreur...), des cépages variés (72% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc et 3% Malbec). “Le millésime 2013, nous raconte Patrick Merle, a donné une petite année en volume (- 50%). Ce sera un millésime moyen à boire assez rapidement . Il n’y aura pas de cuvée Prestige. Millésime 2014 : là, tout y est : volume, structure, fruité, concentration, un bon millésime de garde. Cette année, les millésimes à la vente sont les 2012, puis 2013. A noter, en 2014, c'est la première année que le Château des Moines a fait du Bordeaux rosé.” Une réussite avec ce Lalande De Pomerol Prestige 2012, élevé en fûts neufs, marqué par ces senteurs délicates de fumé, riche en couleur, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeux, charnu comme il se doit, de belle charpente. Le 2011 est un vin aux tanins mûrs, très parfumé, dense et persistant, aux senteurs de fruits mûrs (fraise des bois) et d’humus. Beau 2010, charpenté, qui sent la fraise des bois et l’humus, un vin de bouche riche et fondue à la fois, d’une belle intensité, associant structure et finesse, prometteur. Le 2009 dégage un nez de cerise confite et d’humus, il est de charpente puissante mais très élégante, tout en nuances aromatiques. Le 2008, où dominent le cuir, la cerise et les épices, est un vin velouté et riche, d’une belle persistance. La cuvée Tradition 2012 est de bouche intense et dominée par la mûre, alliant souplesse et intensité aromatique, de robe brillante.

GFA Henri Darnajou et Frères
Musset
33500 Lalande-de-Pomerol
Téléphone :05 57 51 40 41
Télécopie :05 57 25 04 21
Email : chateaudesmoines@orange.fr
Site personnel : www.chateaudesmoines.com

Château de VALOIS


Un vignoble de 7,66 ha (âge moyen des vignes 35 ans, 77 % Merlot, 19 % Cabernet franc, 3 % Cabernet-Sauvignon et 1% Malbec). Coup de cœur pour ce Pomerol 2011, avec ces notes de mûre et de prune, riche en couleur, qui mêle finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents, de bouche ample. Remarquable 2010, charnu, aux tanins souples et équilibrés, de belle couleur, bien parfumé, aux notes de sous-bois et de griotte, structuré, fondu, de très bonne garde comme le 2009, complexe, avec des arômes de fruits noirs, d’épices, un vin très harmonieux, de bouche ferme, qui marie élégamment une finesse tannique à une rondeur persistante. Le 2008, très classique, très parfumé, associe couleur et matière, à dominante de fruits frais et d’humus.

Vignobles Leydet
Rouilledinat
33500 Libourne
Téléphone :05 57 51 19 77
Télécopie :05 57 51 00 62
Email : frederic.leydet@wanadoo.fr

Clos LABARDE


Le vignoble (4,6 ha) est planté à l’est de Saint-Émilion, sur un coteau argilo-calcaire. Les méthodes de culture sont à l’ancienne : labour et pas de désherbant, les vendanges sont faites manuellement, les grappes triées sur tapis et éraflées, le chai a été rénové, parfaitement équipé pour pratiquer des cuvaisons longues contrôlées par thermorégulation. L’élevage dure de 18 à 22 mois dans des barriques de chêne dont 1/3 renouvelé chaque année. “Si le 2013 est une petite année correcte, avec des vins agréables à boire rapidement, nous explique Nicolas Bailly, le millésime 2014 est nettement au-dessus, à tous points de vue : un vin volumineux, structuré, concentré, aromatique avec une bonne acidité. Ventes en 2015 :  les 2012 à l'exportation, les 2009 et  2010 aux particuliers.” On se fait toujours plaisir avec son Saint-Émilion GC 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière.  Le 2010, aux tanins mûrs mais tout aussi riches, est dominé par le cuir, le cassis et la framboise, charnu, tout en opulence, de garde. Le 2009 est remarquable, de robe grenat intense, équilibré, aux notes de cassis bien mûr, avec des nuances fumées, puissant, corsé, un vin qui commence à se fondre, vraiment excellent. Le 2008 se goûte très bien aujourd’hui, de belle robe pourpre, dégageant un nez subtil avec ces connotations de cassis mûr et de truffe, un vin fondu mais riche au palais, tout en charpente. Tout en charme également, le 2007, long en bouche, au nez légèrement épicé, est un vin avec des notes spécifiques et persistantes de mûre, de bouche pleine.

Nicolas Bailly
Bergat
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 74 43 39
Télécopie :05 57 74 40 26
Email : nicolasbailly.closlabarde@sfr.fr

SCEA CHATEAU CAILLIVET


Le château Caillivet est situé à Mazères (Gironde), au sein de l'appellation Graves. Le vignoble entoure une bâtisse en pierres bordelaises âgée de 200 ans, au sommet d'une colline dominant la vallée de la Garonne. En 1997, la passion du vin a conduit Philippe Carrillo et son fils Antoine à créer sur les terres familiales, alors en friche, le vignoble du Château Caillivet. L'origine du nom du château provient du lieu-dit. La vigne mettant plusieurs années à produire, 4 ans après la plantation, les premières vendanges ont donné naissance au millésime 2001. En 2004, Antoine devient exploitant. C’est lui qui gère depuis lors tout le processus de la vigne au vin, et a reçu de nombreuses nominations dans les guides des vins pour la qualité de ses productions. Le château a été racheté en 2013 par Olivier Bourreau, un industriel de la région centre, passionné de vins des Graves, qui continue l'aventure et accompagne le développement du Château Caillivet avec Antoine Carrillo, dans le but de poursuivre le même objectif que par le passé et continuer à garantir une qualité remarquable aux cuvées du Château Caillivet. Aujourd'hui, c'est Célia Carrillo, qui s'occupe de la commercialisation des vins du domaine. Le vignoble fait l'objet d'un suivi permanent, pour obtenir un raisin de la meilleure qualité possible. C'est aussi pourquoi le travail manuel est toujours privilégié, afin de respecter l'objectif qualitatif. Nous élaborons nos vins en recherchant le meilleur équilibre (alcool, acidité, fruit, tanins), dans le respect du terroir. Les vins du Château Caillivet ont une trame reconnaissable et une qualité constante, bien que l’effet millésime nous laisse une part de surprise chaque année.


Lieu-dit Caillivet
33210 Mazères
Téléphone :+33(0)5 56 76 23 19
Email : chateaucaillivet@vinsdusiecle.com
Site : chateaucaillivet
Site personnel : www.chateaucaillivet.fr


> Nos dégustations de la semaine

Clos du PÈLERIN


Le vignoble est dans la famille depuis 3 générations (5 ha, essentiellement plantés de Merlot à 80 %, le Cabernet franc et le Cabernet-Sauvignon se partageant à parts égales les 20 % restants). “Nous avons la chance d’être sur une belle veine de terroir riche en crasse de fer, et avons aussi beaucoup de vieilles vignes, certaines ont même 50 ans”, me précise Norbert Egreteau. C’est leur fille cadette Laetitia qui reprend l’exploitation.
Fidèle à lui-même, leur Pomerol 2012 est un vin où la finesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits, aux tanins amples, de belle charpente (19,50 e). Excellent 2011, d'un beau rouge profond, au nez persistant, aux connotations d'humus et de petits fruits noirs bien mûrs, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure. Remarquable 2010, au nez puissant où se mêlent les épices et la prune, ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, persistant, de garde (20 e). Beau 2009, qui allie finesse et structure, au bouquet concentré, de couleur profonde, de bouche fondue où domine le pruneau confit, corsé, aux tanins enrobés (20 e). Le 2008 est de belle matière, de truffe et de cuir, d’un équilibre soyeux, complexe, avec ces nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche de cannelle caractéristique (19 e). Le 2007, très parfumé, très rond, ample au nez comme en bouche, très réussi, aux tanins fondus, permet d’attendre l’évolution des millésimes précédents (17 e). Beau 2006, très classique, fin, élégant, avec de la matière, de belle couleur soutenue et des arômes de fruits rouges intenses, d’une jolie finale, un vin bien charnu, épicé, de très belle évolution (18 e). Le 2004, de couleur rubis, très bien élevé, est très équilibré, aux tanins fermes, au nez dominé par les fruits mûrs et les sous-bois, de bouche flatteuse et riche à la fois (17 e).
Le Lalande-de-Pomerol Château La Maréchaude 2011, issu de 5 ha situés au cœur de l’appellation, qui reçoit les mêmes soins attentifs, est très parfumé, classique, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé en finale. Excellent 2010, à la robe rubis intense, avec ce nez caractéristique de petits fruits rouges frais (cassis, griotte...), aux tanins denses, tout en nuances, tout en bouche, de jolie garde comme le 2009, aux tanins très équilibrés, à la fois puissants et savoureux, de couleur pourpre, corsé, est ferme et d’une belle intensité.
Josette et Norbert Égreteau
3, chemin de Sales
33500 Pomerol
Tél. : 05 57 74 03 66
Fax : 09 70 61 56 76
Email : egreteau.norbert@orange.fr

Voir son classement dans le Guide des Vins
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Château DURAND-LAPLAGNE


Ce vignoble de 14,5 ha est dans la famille depuis 1850 : 75% de Merlot, de Cabernet-franc et 10% de Cabernet-Sauvignon.
Bien apprécié leur Puisseguin Saint-Émilion Grande Sélection 2010, élevage 12 mois en barriques, complexe, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs (fraise, prune) et les sous-bois, de bouche ample (11 e environ). Le Puisseguin Saint-Émilion Les Terres Rouges 2011, de robe soutenue, charnu, très savoureux, aux notes de groseille et d’humus bien caractéristiques, est de fort bonne évolution. Le 2010 mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie, et je vous le conseille sur un rosbif en croûte (8 e environ). Goûtez aussi le Lussac Saint-Émilion Château Tabuteau 2011, un vin de couleur profonde, parfumé (cassis), où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents, le tout expliquant cette place particulièrement enviable dans le Classement 2015.

Vignobles Sylvie et Bertrand Bessou

Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE


Au sommet. En 1803, le Domaine appartenait à la famille du Comte de Maurès de Malartic, grand serviteur du Roi de France qui guerroyait contre les anglais au Québec et dans l’Océan Indien. L’atout majeur du Château Malartic-Lagravière est son terroir situé sur une terrasse profondément entaillée par le ruisseau de l’Eau Blanche, un terroir particulièrement réputé, une superbe croupe bien exposée composée d’îlots graveleux datant de l’ère du Quaternaire, le nom même du vin évoquant déjà le sol chargé de belles graves. C’est en 1997, qu’Alfred-Alexandre Bonnie, homme d’affaires belge et son épouse Michèle, rachètent ce Grand Cru classé et se lancent dans un ambitieux projet de rénovation. Le résultat est remarquable : château, parc, vignoble, modernisation du chai, cuvier octogonal qui abrite de nombreuses petites cuves correspondant à chaque parcelle qui reçoit une vinification très personnalisée, superbe chai à barriques de chêne renouvelées régulièrement chez les meilleurs tonneliers...
Aujourd’hui, le vignoble représente 46 ha de rouge (Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet franc et Petit Verdot) et 7 ha de blanc (dominance du Sauvignon, 20% de Sémillon) et l’âge moyen des vignes est de 30 ans. Ici, chaque cep de vigne, chaque parcelle, font l’objet d’analyses, de prélèvements pour répondre à une recherche de qualité optimale. Le Second Vin s’appelle la Réserve de Malartic (anciennement appelé le Sillage), en rouge et en blanc.
Superbe Pessac-Léognan blanc 2012, où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, alliant complexité d’arômes et longueur, au nez de fruits (coing, citron), très élégant, charmeur et riche. Beau 2011, aux notes d’abricot frais, de narcisse et de fruits secs, gras mais très frais à la fois, de bouche bien équilibrée en acidité, d’une jolie finesse, harmonieux en finale. 
Le Pessac-Léognan rouge 2012 développe des arômes très intenses et complexes de fruits rouges et d’épices, avec des notes grillées, de bouche volumineuse, un vin racé. Le 2011, aux connotations de mûre et d’humus, aux tanins très bien équilibrés, est de bouche charnue comme il le faut, aux reflets pourpres. 
Poursuivant son évolution, le 2010, tout en bouche, au nez complexe et délicat (cassis mûr, cuir), mêle puissance et finesse, un vin riche et bien charnu comme on les aime, d'une finale très élégante et veloutée, d'excellente garde. Le 2009, de belle robe foncée, de bonne base tannique, riche et persistant, est gras, aux notes de prune et de sous-bois, d'excellente évolution. Le 2008, intense en couleur comme en arômes, fleure bon les fruits mûrs et les épices, un vin aux tanins bien fermes et soyeux à la fois, auquel il faut laisser du temps pour s'exprimer. Très savoureux 2007, aux arômes subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, avec des tanins soyeux, un vin tout en distinction. Beau 2006, dégageant une rondeur en bouche persistante, ample et parfumé, légèrement épicé, d'une très jolie finale avec ces notes de fumé et de petits fruits noirs surmûris.
Goûtez le Pessac-Léognan la Réserve de Malartic blanc 2012, vif et harmonieux, aux nuances d’agrumes et de fleurs fraîches, vivace et rond à la fois. Le Pessac-Léognan la Réserve de Malartic rouge 2012, est un vin chaleureux, aux nuances de prune et de fumé, de bouche fondue. 
Il y a aussi le Château Gazin Rocquencourt. Le domaine de 28 ha, datant du XVIIe siècle, est un des plus anciens de la commune, il est situé sur l’appellation Pessac-Léognan. La région est traversée par un affluent de la Garonne dénommé l’Eau Blanche, ses rives sont jalonnées de buttes graveleuses, formées lors de la période glaciaire du Quaternaire. Rive droite, on retrouve la fameuse croupe de graves sèches de Malartic, et, rive gauche, celle de Gazin Roquencourt, dont l’altitude culmine à 60 m. Ce relief bien marqué, composé de graves et donc bien drainant, est planté de 55% de Cabernet-Sauvignon et de 45% de Merlot. 
Famille Bonnie

> Les précédentes éditions

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Edition du 08/09/2015
Edition du 01/09/2015
Edition du 25/08/2015
Edition du 18/08/2015
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Edition du 04/08/2015
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Edition du 21/07/2015
Edition du 14/07/2015
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Edition du 24/09/2013
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Edition du 08/01/2013
Edition du 01/01/2013
Edition du 25/12/2012
Edition du 18/12/2012
Edition du 11/12/2012
Edition du 04/12/2012
Edition du 27/11/2012
Edition du 20/11/2012
Edition du 13/11/2012
Edition du 06/11/2012

 



Château BELLE GARDE


Château de LAMARQUE


Château CERTAN de MAY de CERTAN


Domaine de VIAUD


Château de PIOTE


Château SAINT AHON


Château HAUT-MARBUZET


Château HAUT-MACÔ


Château MONTROSE


Château CLOS DES PRINCE


Château HAUT FERRAND


Château de CRAIN


Château Les GRAVES


Château DARIUS


Château La ROSE- POURRET


Château des BROUSTERAS


Clos RENÉ


Vignobles GASSIES-GAUTEY


VIEUX CHATEAU des ROCHERS


Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE


Château LASCOMBES


Château du MOULIN VIEUX


Château FONTESTEAU


Château PLINCE


Château VALENTIN



CHATEAU DE BEAUREGARD


DOMAINE DE GRANDMAISON EARL


CHATEAU TOULOUZE


DOMAINE MOULIN DU POURPRÉ


CHAMPAGNE LIONEL CARREAU


DOMAINE DE LA CASA BLANCA


DOMAINE DE MONTS LUISANTS


CLOS TRIMOULET


DOMAINE ALAIN MICHAUD


DOMAINE GERARD TREMBLAY


DOMAINE DE L'AMAUVE


DOMAINE DE ROSIERS


CHATEAU LE SOULEY-SAINTE-CROIX



 

 

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