Votre Gironde

Edition du 21/04/2015
 

Maison RIVIERE, Propriétaire

Exemplaires

Clos des MENUTS

Ici, on cultive et valorise plus de 100 ha dans la région bordelaise. 


En trente ans, Jean-Pierre et Philippe Rivière ont constitué un vrai domaine, fait de propriétés distinctes, chacune ayant sa spécificité. Dans les années 50, le Clos des Menuts, ne comptait qu'un seul hectare. Aujourd'hui, il s’étend sur 25 ha tout près des remparts de la cité médiévale, pour l'essentiel à l'ouest de la commune. Situé au cœur même de Saint-Émilion, le Clos des Menuts possède de superbes caves médiévales monolithes à température constante de 12°. Il y règne une “religiosité” propice au vieillissement de ces grands crus en fûts de chêne. En 1978, il s’agrandit d'installations rénovées à l'extérieur du village. Le Clos des Menuts, fleuron des frères Rivière, est le laboratoire expérimental de l'ensemble des propriétés. Ainsi, en 1997, il a bénéficié en précurseur de vendanges manuelles en cagettes qui seront plus tard appliquées à toutes les exploitations, comme la culture raisonnée, généralisée en 2001 à l'ensemble du Clos des Menuts. “Toutes nos terres ne se ressemblent pas, précise-t-on ici. Depuis 2001, nous avons repensé nos méthodes de culture en fonction de ces différences, dues principalement à leurs particularités géologiques. C’est ainsi que nos traitements phytosanitaires sont particulièrement contrôlés et compatibles avec les bonnes pratiques de la culture raisonnée. Ainsi, la plupart de nos parcelles sont enherbées, ce qui a pour principal avantage de réduire significativement les doses d’herbicide, d’une part, alors que l’herbe retient les produits de traitements, d’autre part. Tous les traitements utilisés sont estampillés “respectueux de l’environnement” et afin d’assurer une totale traçabilité sur la conduite des vignobles, chaque intervention est soigneusement consignée. C’est en tenant compte de la nature même de chaque terre, que ce travail prendra pleinement son sens. Ainsi, un sol de graves comme celui de notre Château Moulin de Lavaud, est peu propice à l’enherbement et devra donc faire l’objet de vendanges vertes en juillet et en août, visant à éliminer les raisins en surnombre. Nécessairement plus “sévères”, elles sont garantes d’un strict contrôle des rendements. Ce sont parfois des travaux d’envergure comme la reconstitution des parcelles, le drainage comme cela fut entrepris pour le Château Haut-Piquat ou le remplacement complet des vignes qui permettront aux terroirs d’exprimer tout leur potentiel. Les bonnes pratiques doivent également se retrouver pendant toute la conduite du vignoble et, lors, de ce moment si particulier, que constitue les vendanges. Pour le Clos des Menuts, c’est un effeuillage manuel, 45 jours avant la récolte qui viendra soutenir la maturité de nos raisins. La taille Guyot double, les vendanges manuelles transportées en cagettes jusqu’au cuvier où s’opère un second tri des meilleures grappes…” Ces efforts se retrouvent dans ce très beau Saint-Émilion GC Clos les Menuts l’Excellence 2010 (belle étiquette orange vif), issu des plus anciennes parcelles, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte, un vin superbe, bien charnu, typé, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, avec un beau volume en finale.  Savoureux Saint-Émilion GC 2012, de couleur grenat soutenu, d’une belle intensité, très parfumé (framboise, épices), alliant distinction et richesse. Le 2011, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, dégage un nez distingué et persistant de fruits noirs et d'épices, et des tanins bien enveloppés. Succulent 2010, avec des notes de prune surmûrie, dense et bien corsé, ferme en bouche, aux tanins veloutés mais bien présents. Le 2009, parfumé, persistant, associe finesse et richesse aromatique, au nez de pruneau, de cannelle et d’humus, de bouche veloutée, d’excellente évolution. Remarquable 2008, structuré, au nez persistant où dominent des notes de cassis, de griotte et d’épices, un joli vin long en bouche, très classique, d’excellente évolution. Le 2007, très parfumé, typé, fort bien élevé, marie couleur et matière, un vin au nez expressif à dominante de pruneau et d’humus, aux tanins moelleux, charmeur. Le 2006 commence à se goûter très bien, de couleur intense et sombre, avec des arômes puissants et subtils où s’entremêlent les épices, les fruits rouges et les baies sauvages, de bouche charnue. Goûtez aussi le Graves Château de Callac rouge, régulièrement réussi comme le Lalande-de-Pomerol Château Moulin de Lavaud, ou le Lussac-Saint-Émilion Château Haut-Piquat.

   

Maison RIVIERE, Propriétaire

Famille Rivière
Rue de L'Abbé-Bergey
33330 Saint-Émilion
Téléphone : 05 57 55 59 59
Télécopie : 05 57 55 59 51
Email : mriviere@riviere-stemilion.com





> Le palmares des vins


CLASSEMENT GRAVES
e_graves.jpg
LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(HAUT-BRION (PL) (b))
(LA MISSION HAUT-BRION (PL))
MALARTIC-LAGRAVIÈRE (PL) (b)
GRANDMAISON (PL)
SMITH-HAUT-LAFITTE (PL) (b)
GRAND BOS
HAUT-LAGRANGE (PL)
OLIVIER (PL) (b)
RAHOUL
ROSE SARRON (b)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
CHEVALIER (PL) (b)
BOUSCAUT (PL)
CARBONNIEUX (PL)
CHANTEGRIVE (b)
SOLITUDE (PL) (b)
BROWN (PL) (b)
LUCHEY-HALDE (PL)
DE MAUVES (b)
TOULOUZE (Graves de Vayres)
LE TUQUET (b)



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
(HAUT-BAILLY (PL))
HAUT-CALENS
HAUT-MARAY
LAFARGUE (PL)
SAINT-AGRÈVES
ROUGEMONT
VIMONT (b)
ESPIOT*
EYRAN (PL)*
CALLAC
HAUT-PLANTADE (PL)
LA PERRUCADE
PEYREBLANQUES
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
BICHON-CASSIGNOLS (b)
(LA TOUR MARTILLAC (PL) (b)*)
D'ARRICAUD (b)
BLANCHERIE
Clos BELLEVUE
CAILLIVET
FOUGÈRES (b)
GRAVIÈRES
SAINT-ROBERT (b)
BRONDELLE (b)*
PETIT-PUCH (Graves de Vayres)
PICHON-BELLEVUE (Graves de Vayres)
CAILLOUX DE VALGUY
(SEGUIN (PL))



TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
ARGUIN
BEL AIR (Grave de Vayres)*
(CAZEBONNE)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
(HAUT-REYS)
COUNILH
GRAND ABORD*
SEUIL
SANSARIC

LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

> Nos coups de cœur de la semaine

Château Le BOURDIEU


Vignoble de 38 ha planté sur un sol de formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile (c’est ce que l’on appelle des “croupes”). Construit vers 1830 par Philippe Delacourt, reconnu Seigneur du Bourdieu, dans le style architectural des maisons de maître du XIXe siècle, le Château apparaissait déjà dans la 2e édition du Féret (1878) ainsi que dans la 1ère classification des “Crus Bourgeois” de 1932. Vous aimerez ce Médoc 2012 (50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot), charnu, un vin riche en matière, aux tanins équilibrés, où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche riche et corsée. Le 2011 est excellent, d’un beau rouge profond, concentré et fruité, avec des tanins souples, et un nez où dominent la groseille et la prune, avec une légère touche poivrée. Le 2010, très représentatif de ce grand millésime, caractérisé par un nez complexe (cassis, épices...), réunit puissance et souplesse, riche et fin, bien typé, charnu, de bouche pleine. Superbe 2009, au nez subtil dominé par des arômes persistants de fumé, d’humus et de cerise noire, très équilibré, ample, de belle présence tannique, un vin, très prometteur. Le 2008 est ferme et persistant, aux senteurs de mûre et de poivre, aux tanins très bien équilibrés, alliant structure et élégance au palais, où prédominent le cassis et les sous-bois, un vin de garde. Le 2007, de bouche dense, avec des notes prononcées de mûre et de griotte, riche en couleur, développe des tanins fondus et très savoureux.

Guy Bailly
1, route de Troussas
33340 Valeyrac
Téléphone :05 56 41 58 52
Télécopie :05 56 41 36 09
Email : guybailly@lebourdieu.fr
Site personnel : www.lebourdieu.fr

Château Villegorge


Marie-Laure Lurton dirige ses trois propriétés avec passion, s’attachant à élever des vins typés, loin des modes des vins ultra boisés. “La traçabilité est totale tout au long de notre filière de production, précise-t-elle, qui est soumise à des contrôles réguliers de la vigne à la bouteille. Nous sommes audités par l’association Terra Vitis afin de maintenir notre certification : chaque année, un auditeur de l’association vérifie que nous répondons à tous les points du cahier des charges et au moins une fois tous les cinq ans, c’est un expert externe, de l’Afnor, qui réalise ce contrôle (Terra Vitis). Depuis 2003, nous avons toujours passé avec succès tous ces examens. D’autre part, depuis Juillet 2011, nous sommes engagés dans une démarche collective ISO 14001 (norme environnementale). Cette démarche a été mise en place par le CIVB afin que la grande majorité des propriétés viticoles du bordelais réponde à cette norme. Les Châteaux de Villegeorge et La Tour de Bessan font partie de la première association du SME des vins de Bordeaux certifiés ISO 140001 depuis Juillet 2013. Le Château Duplessis a intégré le périmètre en 2014.” Les visites (dégustation, œnotourisme...) se font au Château Tour de Bessan (ainsi qu’à Villegeorge), où la réhabilitation d’un bâtiment de 1934 , a permis l’installation d’un cuvier ergonomique, d’un chai à barriques et d’une salle de dégustation. Cet édifice contemporain, réalisé avec goût par l’architecte toulousain Vincent Defos du Rau, témoigne du dynamisme du domaine ainsi que de son ambition qualitative. Sur place, jolie dégustation de ses trois crus : il y a d’abord ce séduisant Haut-Médoc Château de Villegeorge Cru Bourgeois 2013 (12,30 ha sur graves pyrénéennes Cabernet-Sauvignon et Merlot), évidemment fermé, qui dévoile une trame tendue, des arômes de sous-bois et de groseille, des tanins serrés mais savoureux. Le 2012, de belle robe grenat, très équilibré, aux arômes d’épices, de violette et de poivre, un vin bien charpenté, tout en nuances, de bouche ample, de bonne garde. Le 2011 est plus souple, généreux, avec des senteurs de fruits rouges et d’épices, des tanins bien enrobés, très classique et vraiment réussi. Charmeur 2010, Cabernet-Sauvignon majoritaire, de couleur intense aux reflets noirs, charnu comme on les aime, gras, bien structuré, complexe, avec ces connotations épicées, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante, de bouche fondue comme ce 2009, de couleur soutenue, au nez délicat, aux notes de fraise des bois, d’humus et de poivre, un vin corsé et charpenté, aux tanins harmonieux mais puissants, de belle charpente. Le Margaux Tour de Bessan Cru Bourgeois 2013, 28,10 ha sur graves pyrénéennes, Merlot et Cabernets pratiquement à égalité, élevage en barriques pendant 12 mois selon le millésime..., aux connotations de griotte cuite et de sous-bois, dégage des tanins amples, un vin auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Le 2012 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2011 se goûte très bien, bien typé du millésime, un vin dense au nez comme en bouche, alliant distinction et charpente, aux tanins soyeux, comme ceux du 2010, qui monte en puissance, de belle matière, au nez puissant de cassis, de musc et fumé, complet, avec des notes en bouche de fruits surmûris, de cuir et d’épices, charpenté et persistant. Le 2009 est dans la lignée, à dominante de pruneau et de cannelle, de belle robe pourpre, aux tanins présents qui commencent à se fondre. Le Moulis Château Duplessis 2013 (17,69 ha sur sol argilo-calcaire, Merlot majoritaire, environ 70%, même élevage), très jeune encore, corsé, sent la groseille, le grillé et les sous-bois, et a besoin de se développer. Le 2012, au nez complexe, de belle robe soutenue, avec ce charnu et cette pointe d’épices spécifiques, est de bouche puissante et souple, encore fermé. Le 2011, où la distinction est prédominante, allie couleur et ampleur, avec ces nuances de cerise noire et de truffe, très équilibré, aux tanins mûrs et bien présents à la fois. Le 2010 développe des arômes de fruits mûrs, classique de ce millésime, le vin est corsé, aux tanins denses et bien équilibrés, à la bouche parfumée (prune, épices), il faut attendre un peu pour profiter de son potentiel. Le 2009 commence à s’ouvrir, mêlant une finesse tannique à une rondeur en bouche certaine, soutenue par des senteurs de pruneau, de mûre et de fumé.

Marie-Laure Lurton
17 chemin de Villegeorge
33480 Avensan
Téléphone :05 56 58 22 01
Télécopie :05 56 58 15 10
Email : contact@marielaurelurton.com
Site personnel : www.marielaurelurton.com

Château BRAN de COMPOSTELLE


Toujours au sommet de son appellation avec ce Bordeaux Supérieur 2012, corsé, qui sent bon la fraise des bois mûre et la prune, un vin d’un beau rouge profond, avec des tanins souples et bien fermes à la fois. Le 2011, de robe soutenue, au nez subtil et intense à la fois, avec des notes de cerise mûre, est de bouche fondue et puissante à la fois. Le 2010, au nez de petits fruits rouges caractéristiques, d’un bel équilbre, ample et riche, est un vin bien charnu. Superbe Bordeaux Supérieur cuvée Louisa 2012, élevé en fûts de chêne 12 mois, dont 1/3 de barriques neuves, vinification traditionnelle avec cuvaison longue (vignes de 25 ans en moyenne, 65% Merlot et 35% Cabernet-Sauvignon, sur sol argilo-calcaire), charpenté, au nez de fruits rouges surmûris (cerise, cassis), de bouche puissante et corsée, légèrement épicée en finale, de robe grenat intense, tout en nuances, idéal sur un salmis de palombes. Voir aussi le Château Pont Les Moines.

Eric Barrat - Vignobles Gagné et Barrat
La Maçonne
33760 Frontenac
Téléphone :05 56 23 98 50
Télécopie :05 56 23 98 50
Email : brancompostelle@aol.com
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaupontlesmoines

CHATEAU VALGUY


Cette propriété prise en fermage en 2000 et achetée en 2010, est située à Fargues-de-Langon au milieu des 1er Crus Classés. Beau Sauternes Château Valguy, issu d’un vignoble de 4,16 ha, marqué par son Sémillon très majoritaire (85%, 10% Sauvignon et 5% Muscadelle)... La cueillette se fait par tries successives afin de ramasser des raisins atteints par la pourriture noble et entièrement confits, l'élevage se fait en fûts de chêne pendant 24 mois. Le 2009 est particulièrement savoureux, au nez intense et frais, où dominent les fruits, les fleurs et le pain d’épice, un vin qui poursuit sa belle évolution. Excellent Graves rouge Cailloux de Valguy 2009, 60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, vendanges manuelles, au nez subtil, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, complet et prometteur. Le Graves blanc Cailloux de Valguy 2009 (fermentation en fûts de chêne, élevage durant 10 mois en barriques, dont 25% de neuves, sur lies fines avec bâtonnages, 70% Sémillon, 30% Sauvignon), franc et parfumé, d’une belle vivacité avec un bel équilibre maturité-acidité, est un vin comme on les aime, suave, où s’entremêlent les fruits, les épices et les fleurs fraîches, tout en bouche.

Grands Vignobles Loubrie
4, chemin de Couitte
33210 Preignac
Téléphone :05 56 63 58 25
Télécopie :05 56 63 58 25
Email : grandsvignoblesloubrie@vinsdusiecle.com
Site : grandsvignoblesloubrie
Site personnel : grandsvignoblesloubrie.wifeo.com


> Nos dégustations de la semaine

Château PUY D'AMOUR


En 1998, Murielle et Johann Demel, animés d'une même passion pour la vigne et le vin, reprennent ce vignoble de 14 ha, puis, le choix est fait pour l'agriculture biologique par respect pour l'environnement et le plaisir de travailler en harmonie avec la nature. Vendanges mécaniques et manuelles sur les jeunes vignes, tris manuels. élevage en cuves béton ou en barriques suivant les cuvées.
Savoureux Côtes-de-Bourg le Puy d'Amour 2010, coloré, alliant charpente et velouté en bouche, très parfumé, très réussi, un vin qui poursuit son évolution et développe des arômes très séduisants de cassis et de sous-bois. La cuvée Grains de Folie N°5 2010, au nez riche et subtil dominé par les petits fruits rouges mûrs, est tout en harmonie, un vin aux tanins fermes mais soyeux. Excellent 2009, structuré, aux notes subtiles de petits fruits surmûris, un vin généreux, très aromatique, avec des tanins mûrs. On n'hésite toujours pas.
Murielle et Johann Demel
5, Marchais
33710 Saint-Seurin-de-Bourg
Tél. : 05 57 68 38 01 et 06 07 35 24 96
Email : puydamour@orange.fr
www.puydamour.com

Voir son classement dans le Guide des Vins
Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins

Château DOYAC


“Toujours très bien classé. “Ma philosophie, me raconte le sympathique Max de Pourtalès, est ne pas faire de vins trop boisés comme le monde entier sait le faire... mais, au contraire, d’obtenir des vins fins et élégants. Cela n’empêche pas d’avoir de la matière, mais il faut respecter l’équilibre et la fraîcheur, enfin tout ce qui caractérise les grands vins de Bordeaux...
Nous poursuivons toujours notre politique d’amélioration de la qualité sur nos 30 ha. Nous avons construit un nouveau chai de 400 m2 qui accueille 360 barriques. Nous renouvelons les barriques tous les 3 ans afin d’avoir 75% du vin élevé en barriques et peut-être arriver à 100% de bois neuf en fonction des millésimes. Nous sélectionnons des barriques en chêne français avec des tonneliers attitrés, privilégions la chauffe moyenne car je n’aime pas trop les arômes torréfiés et toastés dans les vins, cela les dénature, j’essaye de préserver le fruit, le bois ne doit être qu’un agent révélateur d’arômes. Avec Éric Boissenot, nous sommes sur la même longueur d’onde, œuvrons de concert, pour la qualité. Nous sommes très attachés à tout ce qui caractérise les vins de Bordeaux par rapport au monde entier. Mon terroir donne une typicité que l’on ne retrouve que dans le Médoc et c’est ce qui en fait le charme : ces sols calcaires et un encépagement bien adapté, 70% Merlot et 30% Cabernets, donnent des vins très concentrés et assez souples, aux arômes de fruits persistants.”
Il a raison et cela se ressent dans ce beau Haut-Médoc 2012, élevé en barriques durant 12 mois (dont 25% de bois neuf), ample, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, est très équilibré au nez comme en bouche, avec une finale persistante de prune et d’humus. Le 2011, de robe intense et vive, aux nuances de fumé et de prune mûre, de bouche équilibrée avec du fruit et une structure dense et soyeuse, est un vin complexe, très réussi. Remarquable 2010, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, aux tanins savoureux, un vin riche et solide, tout en bouche, typé, charpenté et harmonieux, vraiment prometteur. “Le 2010 est sans doute le millésime que j’ai le mieux réussi depuis le début de mon installation, poursuit Max de Pourtalès. Aussi bien en concentration, qu’en structure, en fraîcheur et en finesse. Il a bénéficié d’un élevage de 30% en barriques neuves, présente une couleur très foncée, encore plus soutenue que le 2009. La trame des tanins est très serrée. Nous avons battu des records de IPT (indices de polyphénols totaux), de 85 pour des Merlots, ce qui est rare. La très belle vendange était homogène aussi bien pour le Merlot que le Cabernet-Sauvignon. Nous avons commencé les vendanges le 5 octobre pour les terminer le 20. Les rendements étaient plus faibles qu’en 2009. Les deux millésimes étant assez similaires, ce qui les différencie, c’est une plus grande acidité dans le 2010. Les rendements sont un peu plus faibles, les baies étaient petites donc nous avons obtenu un rapport peau-jus très faible. Nous avons récolté de tous petits raisins avec des peaux épaisses, nous n’avons fait aucune saignée en cuves, c’était parfait. Beaucoup de matière donne un vin volumineux en bouche, de très belle garde.”
Remarquable 2009, associant couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, un vin aux tanins présents, de bouche ample avec cette saveur d’épices bien persistante.

Max et Astrid de Pourtalès

Domaine de GRANDMAISON


Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires (65% Sauvignon, 15% Sauvignon gris et 20% Sémillon pour les vins blancs; 60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc pour les vins rouges). Vendanges manuelles, élevage du blanc 30% en barriques neuves pendant 6 mois sur lies fines et 70% en cuves sur lies également ; le rouge : vin de goutte 80% de la récolte en barriques pendant 12 mois et vin de presse 20%. Le vin produit sur le domaine se caractérise par une expression minérale autant en rouge qu'en blanc reflétant le type de sol argilo-calcaire. La vigne est présente depuis longtemps au Domaine de Grandmaison : dès le XVIIIe siècle, Monsieur de Belleyme, Ingénieur cartographe du Roi Louis XV, mentionne notre crû alors appelé Barreyre. Au fur et à mesure des époques, la production de vin s’est parfois interrompue, (à cause du gel, du phylloxéra), et a parfois fait place à la polyculture. Grandmaison a aussi fait office de maison de campagne.

François Bouquier, qui avait dû quitter son Cantal natal au début du vingtième siècle, y fit quelquefois les vendanges et acquit le domaine en 1939, quand il sut qu’il était à vendre. Puis, à partir de 1970, Jean (son fils) et son épouse Françoise reconstituèrent le vignoble et entreprirent la construction de l’actuel cuvier. Grandmaison entrait alors à nouveau en production. Depuis 1988, c’est François (leur fils) qui vinifie et avec son épouse Mayi, tout deux se consacrent à la propriété familiale depuis 1993.
"L’année 2013 a été compliquée, nous raconte François Bouquier, un millésime imprévisible car, après une floraison tardive, nous avons commencé les vendanges le 30 septembre et terminé le 19 octobre. Nous sommes satisfaits de la vendange autant par la qualité que la quantité, c’est grâce à l’âge des vignes, c’était un atout ! C’est un millésime qui se fait au fur et à mesure, avec une belle matière, le vin est structuré. Le blanc est tout en finesse, bien équilibré, représentatif du travail en amont, un joli vin dans la ligné du 2011. Au printemps 2014, nous proposons le blanc 2013, puis le rouge 2011, très agréable, avec une belle tenue, les tanins sont fondus, un vin bien équilibré, ce 2011 est un millésime gourmand, à l’image du 2008. J’aurais tendance à mettre ces millésimes en tandem : 2009 et 2010, avec une structure de raisin très particulière, et 2011et 2012 qui vont apporter des vins qui auront beaucoup de valeur, avec peut-être même un 2012 plus étoffé que le 2011.”
Il a raison et on en a la preuve avec ce beau Pessac-Léognan rouge 2011, de couleur intense aux reflets noirs, un vin généreux, avec des arômes de fruits rouges et d'épices, et des tanins bien enrobés, typé et persistant. Remarquable 2010, riche en couleur, dense, où se mêlent la griotte et l’humus, un vin charnu, charpenté, de garde. Savoureux 2009, aux notes de fruits macérés et d’épices, gras, aux tanins très équilibrés, au charnu caractéristique, bien en bouche, de belle évolution. Le 2008, de couleur profonde, structuré, ample, avec des tanins riches et qui se fondent bien, des arômes de fruits bien mûrs (cassis, griotte...), tout en finale, prometteur également. Le 2007, de couleur grenat aux reflets violine, il est tout en bouche, avec beaucoup de structure, bien équilibré, au nez de cerise et d’humus, de charpente très élégante. Le 2006, dense, où se mêlent la griotte, la groseille et l’humus, aux tanins soyeux, est bien charnu, ample et structuré, de garde. Le 2005, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, de très bonne évolution.
Fidèle à lui-même le Pessac-Léognan blanc 2012, d'une très belle persistance d'arômes en bouche, avec des nuances de pêche et de tilleul, est tout en distinction. Le 2011, avec cette ampleur en bouche caractéristique, alliant charpente et finesse, d'une belle finale aromatique (poire, bruyère...), est à ouvrir sur des escalopes de dinde au citron. Le 2010, rond, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, puissant mais très fin, un vin tout en finale. Le 2009, avec ces arômes de fruits frais, de grillé et de fleurs, mêle nervosité et gras au palais, un vin toute en nuances et distinction. Le 2008, avec des senteurs de noisette et de chèvrefeuille, est ferme et suave, tout en harmonie, vraiment très agréable. Formidable rapport qualité-prix-plaisir, ce qui n’est pas rien.

Jean et François Bouquier

> Les précédentes éditions

Edition du 14/04/2015
Edition du 07/04/2015
Edition du 31/03/2015
Edition du 24/03/2015
Edition du 17/03/2015
Edition du 10/03/2015
Edition du 03/03/2015
Edition du 24/02/2015
Edition du 20/02/2015
Edition du 01/10/2013
Edition du 24/09/2013
Edition du 17/09/2013
Edition du 10/09/2013
Edition du 03/09/2013
Edition du 27/08/2013
Edition du 20/08/2013
Edition du 13/08/2013
Edition du 06/08/2013
Edition du 30/07/2013
Edition du 23/07/2013
Edition du 16/07/2013
Edition du 09/07/2013
Edition du 02/07/2013
Edition du 25/06/2013
Edition du 18/06/2013
Edition du 11/06/2013
Edition du 04/06/2013
Edition du 28/05/2013
Edition du 21/05/2013
Edition du 14/05/2013
Edition du 07/05/2013
Edition du 30/04/2013
Edition du 23/04/2013
Edition du 16/04/2013
Edition du 09/04/2013
Edition du 02/04/2013
Edition du 26/03/2013
Edition du 26/03/2013
Edition du 19/03/2013
Edition du 12/03/2013
Edition du 05/03/2013
Edition du 26/02/2013
Edition du 19/02/2013
Edition du 12/02/2013
Edition du 05/02/2013
Edition du 29/01/2013
Edition du 22/01/2013
Edition du 15/01/2013
Edition du 08/01/2013
Edition du 01/01/2013
Edition du 25/12/2012
Edition du 18/12/2012
Edition du 11/12/2012
Edition du 04/12/2012
Edition du 27/11/2012
Edition du 20/11/2012
Edition du 13/11/2012
Edition du 06/11/2012
Edition du 30/10/2012
Edition du 23/10/2012
Edition du 16/10/2012
Edition du 09/10/2012
Edition du 02/10/2012
Edition du 25/09/2012
Edition du 18/09/2012
Edition du 11/09/2012
Edition du 04/09/2012
Edition du 28/08/2012
Edition du 21/08/2012
Edition du 14/08/2012
Edition du 07/08/2012
Edition du 31/07/2012
Edition du 24/07/2012
Edition du 17/07/2012
Edition du 10/07/2012
Edition du 03/07/2012
Edition du 26/06/2012
Edition du 19/06/2012
Edition du 12/06/2012
Edition du 05/06/2012

 



Domaine de VIAUD


Château TOUR GRAND FAURIE


Château DESMIRAIL


Château LAFLEUR du ROY


Vignobles GASSIES-GAUTEY


Château ORISSE du CASSE


Château BROWN


Château LARRAT


Château CADET-BON


Château FILHOT


Château VAISINERIE


Château VALENTIN


Château des GRAVIÈRES


Château FONTESTEAU


Château Les GRAVES


Château FONROQUE


Château du MOULIN VIEUX


Vignobles et Domaines JANOUEIX Jean-François


Château La GALIANE


Château CLOS DES PRINCE



DOMAINE COMTE PERALDI


CHATEAU FABAS


CHATEAU DE GUEYZE


CHAMPAGNE MAURICE VESSELLE


LA BASTIDE BLANCHE


DOMAINE DU CLOS DE L'EPINAY


CHATEAU BECHEREAU


DOMAINE DE LA VALERIANE


CEDRIC CHIGNARD


CHATEAU PONT LES MOINES


CHATEAU MONT-REDON


CHATEAU VALGUY



 

 

© SARL MALTA. Reproduction interdite - Mentions légales