A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
LE DOMAINE DE CHEVALIER |
Sommet
Domaine de CHEVALIER
“2004, 2005 mes deux plus beaux millésimes depuis 1983...” précise Olivier Bernard |
 “Dans notre métier les choses sont inscrites dans le temps. Quand on reprend un vignoble, il faut savoir attendre le fruit de la terre. Au Domaine de Chevalier, nous avons du replanter une grande partie du vignoble, 75% des vignes, ce qui est extrêmement rare dans un grand cru de Bordeaux. Cet investissement familial a été lourd, long, mais volontaire. Depuis le début des années 2000, le vignoble est en train de restituer ce qu’on lui a donné et les derniers millésimes sont d’un niveau qualitatif rarement atteint ici. Nous avons fait des choix, tant au niveau végétal au moment des plantations en choisissant avec précision les porte-greffes, en sélectionnant les cépages adaptés aux différentes parcelles de terroirs en tenant compte des endroits un peu plus frais, de ceux qui sont plus près de la forêt... On a fait des drainages importants, choisi l’orientation des rangs, un investissement réel mais finalement, c’était mieux de replanter à une époque où l’on maîtrisait la connaissance viticole, ceux qui ont replanté dans les années 1960 n’ont pas eu cette chance.
Je dirige le Domaine de Chevalier depuis 1983 et je peux vraiment affirmer que les millésimes 2005 et 2004 sont les vins rouges les plus accomplis produits sur ce terroir, Il faut remonter aux années 1950 et 1960 pour voir des vins de cette structure. Cela correspond à une adéquation parfaite entre le végétal et un équipement matériel dont nous disposons et qu’il est rare de rencontrer dans d’autres propriétés. Nous avons la chance d’avoir quatre tables de tri, deux vibrantes et les deux autres où une vingtaine de personnes trient, grain par grain : les raisins sont ensuite acheminés par chariot élévateur dans les cuves pour respecter la gravité, ce qui est primordial pour conserver toutes les propriétés intrinsèques au raisin et donc ainsi l’amener en lui conservant tous ces atouts jusqu’à la vinification. Nous avons un respect total de la vendange, nous pratiquons des vinifications traditionnelles mais notre atout principal à Chevalier est d’effectuer de nombreux pigeages manuels et de pratiquer l’élevage sur lies avec un œnologue de qualité, Stéphane Derenoncourt. Cet élevage sur lies est plus délicat à mener mais il apporte tellement au vin... surtout ce côté soyeux, velouté, délicieux. Nous avons su créé une équipe de travail soudée et très professionnelle et nous sommes très attachés à la performance de nos vins et à notre réputation mondiale.
Les millésimes 2004 et 2005 sont des millésimes d’exception, surtout le 2005 qui est très abouti. Les vins sont naturels, extraits et concentrés par la nature. Après la couleur, la puissance, on veut la subtilité soyeuse, des vins plaisir vraiment harmonieux, très équilibrés, des vins sans défaut, que je compare au 1989. De mémoire d’œnologue, il faut remonter loin dans le temps pour avoir une telle qualité qu’en 2005, c’est très encourageant pour Bordeaux qui retrouve sa suprématie.
Le rouge 2004 est d’un rouge très foncé, très puissant mais sans aucune agressivité, les tanins sont très soyeux, ce vin a une trame incroyable et tout est merveilleusement fondu, l’équilibre est parfait, il est extrêmement typé Graves Pessac Léognan avec des notes de fumé, des arômes très complexes, vraiment un très grand vin.
Le 2004 blanc est un millésime parfait, classique, d’un bel équilibre, les vins blancs n’aimant pas les millésimes trop chauds.
Le rouge 2003 possède une certaine fermeté, puissant, plus typé Cabernet-Sauvignon, mais très doux, car les Cabernets étaient très mûrs ici.
Le blanc 2003 est le millésime le moins acide à Chevalier depuis 20 ans, un vin qui plaît à beaucoup de monde.” |
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Château LAUDUC
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Toujours au sommet également avec leur Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2003, élevé en barriques durant 15 mois, classique, un vin coloré, alliant charpente et velouté en bouche, très parfumé, très réussi, un vin qui poursuit son évolution et développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois. La cuvée Tradition est plus souple, bien corsée comme il le faut, parfaite sur une grillade. Excellent Bordeaux Clairet, tout en rondeur, tout en persistance d’arômes. Richard et Régis Grandeau Domaine de Bellevue 33370 Tresses Téléphone :05 57 34 43 56 Télécopie :05 57 34 43 58 Email : m.grandeau@lauduc.fr |
Château HAUT-LAPLAGNE
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Un excellent Puisseguin-Saint-Émilion 2002, encore fermé, un vin charnu et typé, riche en matière, persistant au nez comme en bouche avec ces notes d’humus et de truffe, tout en finesse, aux tanins savoureux et structurés, de très bonne évolution. Très bien classé, et devrait monter prochainement.
M. Godet 34, quai Louis-Durant, BP 41 17003 La Rochelle Téléphone :05 46 41 10 66 Télécopie :05 46 50 59 90
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Château de LIDONNE
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 Une place enviée dans le Classement pour ce remarquable Côtes-de-Bourg 2003, issu d’un vignoble de 18 ha à fort pourcentage de Cabernets, avec des notes intenses de fruits surmûris et d’épices, un vin de très bonne bouche, charnu, aux tanins riches et harmonieux, de très bonne évolution. Le 2002 est une réussite, dense et velouté, charpenté, corsé, charnu, aux tanins fermes et très équilibrés. Le 2001, de base tannique importante et très équilibrée, est dense, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, la mûre et les sous-bois, à savourer sur une bécasse par exemple. Geneviève Audoire 33710 Bourg-sur-Gironde Téléphone :05 57 68 47 52 Télécopie :05 57 68 31 08 Email : lidonne@terre-net.fr |
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

CHATEAU DE LUGAGNAC
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C'est à la guerre de Cent Ans que le Château de Lugagnac est construit. On
trouve, dans les soubassements des murs d'enceinte, les traces d'une
ancienne forteresse. C'est aujourd'hui une splendide demeure savamment
rénovée avec le goût et le talent de Maurice et Mylène Bon.
Situé à la limite de partage des eaux entre Dordogne et Garonne et
bénéficiant d'un climat tempéré et particulièrement sec l'été, les 80
hectares du vignoble sont plantés sur un relief élevé, en pente douce
composé d'argile ferrugineuse sur un sous-sol calcaire pour les deux tiers
environ et de calcaire coquillier pour le reste. Cette diversité de terroir
donne une belle personnalité aux vins de Lugagnac qui sont vinifiés selon la
méthode traditionnelle. Une très belle entité qui produit des Bordeaux
Supérieurs d'excellente facture, régulièrement médaillés. Depuis 1994,
François Bon, leur fils les seconde, il vinifie un Château Lugagnac blanc,
très typé sauvignon, très fruité, un
vin qui remporte déjà un certain succès. Le château de Lugagnac est un "vin
de goutte" très pur, coloré, ample, équilibré et rond en bouche, avec des
arômes de fruits rouges frais, intense et savoureux qui présente une belle
aptitude au vieillissement. Les vins du Château de Lugagnac sont des vins
harmonieux et de qualité régulière. ce sont des vins de "goutte" garanti
sans vin de presse et mis en bouteilles après deux hivers de vieillissement.
Présenté dans des bouteilles lourdes de teinte antique, très raffinées et
qui assure un excellent vieillissement. Le Bordeaux rosé est remarquable. Mylène, Maurice et François-Thomas Bon 33790 Pellegrue Téléphone :05 56 61 30 60 Télécopie :05 56 61 38 48 Email : chateaudelugagnac@vinsdusiecle.comSite : chateaudelugagnacSite personnel : www.chateaudelugagnac.com |
A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Le site de Millesimes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT SAUTERNES
SAUTERNES
À Sauternes, l'équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu'est le Botrytis cinerea. Les meilleurs sont une nouvelle fois dans notre Classement, dans une gamme importante, des vins rares dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires, et qui méritent d’être appréciés, chacun selon leur style, sur de nombreux mets, tout au long d’un repas. |
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
YQUEM COUTET (B) SUDUIRAUT DOISY-VÉDRINES (B)
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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
(CAILLOU (B)) HAUT-BOMMES VILLEFRANCHE (B) (SIGALAS-RABAUD*) (BASTARD (B)) BROUSTET (B) (DOISY-DUBROCA (B)*) GRILLON (B) (MOUNIC*) (CLOS DADY) CLOSIOT (B) (LA GARENNE*) (LES JUSTICES) MONT-JOYE (B)*
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CATEGORIE B
Priorité à l'élégance |
HAUT-BERGERON* (LAFAURIE-PEYRAGUEY) LAMOTHE-DESPUJOLS* SAINT-AMAND D'ARCHE PUGNEAU COY MINGUETS RABAUD-PROMIS VALGUY HAUT-CLAVERIE* LAFON SAHUC LÉSTOUR (B) (SIMON*) VEYRES
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TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
CATEGORIE A
Priorité à la puissance |
(BÉCHEREAU-DE-RUAT*) (LAVILLE*)
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CATEGORIE B
Priorité à l'élégance |
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SAUTERNES
(B) : Barsac
Catégorie A : Priorité à la puissance. Catégorie B : Priorité à l'élégance.
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure.
(--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes. N.B. Tous ces vins ont droit à l'appellation Sauternes.
FILHOT : les vins en “gras” sont ceux qui montent en grade par rapport à leur Classement de 1855.
COUTET : les vins en “italique” sont ceux qui conservent la même place que leur Classement de 1855 (ou pratiquement). CAMERON : ces vins n’étaient pas présents dans le Classement de 1855 des Crus Classés.
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